2. Entre deux chiens tête en bas (…) – 2017

Entre deux chiens tête en bas (je veux vivre ma vie en temps réel) est un voyage qui transporte le spectateur dans son espace bien-être intérieur. D’abord feutré, doux et rafraîchissant comme peuvent l’être le SPA, l’avion ou le dernier café à la mode du Mile end, ce non-lieu abrite des phobies et des angoisses bien cachées sous des couches de crème relaxante et des piles de livres de pensées positives. Une séance de yoga sur fond de morts violentes, un retour à la nature raté, l’oppression de l’urbain sur la sensation de liberté du cycliste d’hiver, la pression sociale de celui qui n’arrive pas à ouvrir ses chakras…

Grande Surface vous invite à un voyage au cœur de votre centre, découvrant couches après couches les petits paradoxes quotidiens d’un monde où le bien-être individuel surpasse tout idéal collectif.

Idéation, textes, mise en scène et scénographie : Chloé Barshee, Jérôme Bédard, Claudie Gagnon, Véronique Lachance, Joanie Poirier, Claire Renaud et Mickaël Tétrault-Ménard

Interprétation : Jérôme Bédard, Joanie Poirier et Mickaël Tétrault Ménard.

Troisième oeil/répétitrice : Audrey Leblanc

 

  • Courtes formes présentées en mai 2017 au Monument National dans le cadre de Visite Libre, un déambulatoire performatif sous le commissariat d’Anne Thériault pour le lancement de la programmation du OFFTA
  • Laboratoire présenté en juillet 2017 dans le Cube de la Maison de la culture Maisonneuve dans le cadre de ZH Festival 

 » Avec dérision et humour, les témoignages se succèdent. Le cycliste mal en point parle de l’adrénaline que lui procure ses balades à vélo l’hiver, de ses tentatives infructueuses de croiser le regard de l’autre versus le regard qu’il pose sur lui-même. Une autre tente de libérer son esprit par l’entremise du yoga alors que des statistiques sur les chances de mourir défilent en voix off. Quant au bonhomme sourire, il est probablement le plus cinglant des trois. Il s’attribue d’ailleurs la fonction de trouble fête en abordant le vide et la

dépression (…)

Ce personnage agit comme un coup de poing en pleine gueule visant notre génération hyper connectée, centrée sur elle-même, qui exhibe sa vie à coups de statuts quotidiens insipides et « gargantuesques en termes de sous-entendus »

sur Facebook. Ce personnage frondeur aux répliques tranchantes est rafraîchissant parce que, sans nécessairement déposer une réflexion profonde, sa véracité est tout de même dérangeante. (…)

Si vous aimez être dérangé et confronté, ou simplement rire devant l’absurdité, cette pièce d’une heure seulement, qui est encore en peaufinage, est un excellent divertissement. Sa force réside également dans les questions et réflexions qui émergent sans pour autant présenter des réponses définies. »

Edith Malo, Les Méconnus, Deux journalistes, deux points de vue : « Entre deux chiens tête en bas… » à ZH Festival, 20 juillet 2017

« Dur de tirer son épingle du jeu en s’interrogeant sur le sens de la vie… Entre idées éclairantes et clichés, les créateurs arrivent tout de même à faire rire, et à mettre le doigt sur des questions importantes. »

Mélissa Pelletier, Les Méconnus, Deux journalistes, deux points de vue : « Entre deux chiens tête en bas… » à ZH Festival, 20 juillet 2017

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités